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La santé ou la maladie Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Désiré Merien   

II – La vie cellulaire humaine

1. la respiration des cellules

Certaines cellules de la peau en contact avec l’air extérieur ont une respiration directe ; c’est-à-dire que les échanges gazeux d’oxygène et de dioxyde de carbone ou gaz carbonique se font entre l’air et le sang des capillaires de la peau. Cette respiration est insuffisante à maintenir en vie l’ensemble des cellules du corps humain.

La respiration des cellules humaines s’effectue grâce à un relais constitué par le sang dont le plasma, et surtout l’hémoglobine des globules rouges, ont la propriété de prendre en charge l’oxygène au niveau pulmonaire, de le libérer au niveau des cellules, d’y reprendre le dioxyde de carbone, et de le restituer à l’air libre au niveau des poumons.

Le phénomène de la respiration, qui est d’abord une combustion au niveau cellulaire du carbone apporté par les aliments, est en fait un phénomène complexe mettant en jeu des diastases cellulaires et une partie de la substance vivante elle-même.
Cette respiration cellulaire est essentielle pour le maintien de la température constante du corps humain. Son arrêt prolongé de quelques minutes seulement peut entraîner la mort.

Le phénomène respiratoire est un acte vital. Outre les connaissances enseignées en physiologie, il est probable qu’il est l’un des moyens de véhiculer en nous cette énergie vitale qui nous est indispensables pour vivre.

2. l’alimentation cellulaire

L’alimentation cellulaire humaine se fait également en utilisant des relais. C’est encore le sang et la lymphe qui y contribuent. Le réseau sanguin prend en charge des éléments du chyle au niveau intestinal : glucose, éléments azotés, sels minéraux qui, après passage par le foie, entrent dans la circulation sanguine générale. Les aliments gras empruntent les vaisseaux chylifères, mais retournent eux aussi à la circulation sanguine générale. Au niveau des capillaires, le plasma sanguin transsude et devient de la lymphe qui est le liquide nutritif de toutes les cellules.

Ainsi, l’alimentation cellulaire est-elle assurée, et l’importance de la circulation sanguine y est considérable : une grande part de l’énergie vitale dont nous disposons est utilisée pour cet approvisionnement des cellules. Bien entendu, l’assimilation de ces aliments quand elle est correctement réalisée, apportera un surcroît d’énergie, qui permettra le maintien de la vie cellulaire.

3. le métabolisme cellulaire

Ainsi, la digestion alimentaire, la respiration pulmonaire, la circulation sanguine sont des fonctions qui ravitaillent les cellules de l’organisme en aliments proprement dits et en oxygène. Le sang, puis la lymphe, jouent le rôle de transporteurs. Glucose, graisses, aliments azotés, sels minéraux, etc. sont à tout instant décomposés dans les cellules en substances plus simples ou, avec une partie même de la substance vivante, complètement oxydés grâce à l’oxygène apporté par le sang. Ces processus de décomposition, d’assimilation, et d’oxydation utilisent et fournissent de l’énergie, dont une certaine forme apparaît en chaleur et travail musculaire.

D’autre part, avec les nouveaux produits élaborés au niveau des cellules, celles-ci construisent de la nouvelle substance vivante. Elles réparent leur usure. La cellule jeune s’accroît et se divise. L’homme assure ainsi sa croissance jusqu’à dix-huit ou vingt ans.

Des glandes hormonales jouent un rôle important dans le métabolisme cellulaire. La croissance cellulaire est soumise à l’action de certaines glandes ; ainsi les glandes à sécrétion interne – l’hypophyse, la thyroïde, les parathyroïdes, le thymus – agissent sur la croissance des os. L’ablation des parathyroïdes est mortelle : leur hyperfonctionnement produit une décalcification des os.

Les sécrétions de ces glandes, comme l’assimilation et la transformation des aliments, se font d’autant mieux que les autres fonctions de l’organisme sont effectuées convenablement.

4. l’excrétion cellulaire

Les transformations et réactions complexes qui se produisent au niveau de chaque cellule engendrent des produits nuisibles, qu’il est nécessaire d’éliminer. Des organes joueront le rôle de relais pour rejeter ces toxines provenant du fonctionnement normal des cellules, vers l’extérieur du corps humain.

C’est encore la lymphe baignant les cellules qui reprendra directement leurs déchets et par des capillaires lymphatiques, puis veines lymphatiques, les conduira au circuit sanguin.

Celui-ci drainera ces toxines internes vers les organes excréteurs. Au contact direct de la peau les glandes sudoripares excrètent, par les pores, de la sueur, sorte d’urine diluée. Les reins comportent des tubes urinifères qui sont de véritables filtres qui retirent du sang l’urine. Celle-ci contient de l’eau, de l’urée, de l’acide urique, des sels minéraux (dont le chlorure de sodium), un pigment jaune provenant des pigments biliaires, etc.
Le foie, en produisant de la bile, élimine de l’eau, des sels biliaires provenant de la décomposition de substances azotées, des pigments biliaires venant de l’hémoglobine des globules rouges détruits, et d’autres produits de la vie cellulaire.

La sueur, l’urine, la bile sont des corps très toxiques dont le corps doit se débarrasser très rapidement sous peine de dépérir. Les poumons éliminent l’eau, le dioxyde de carbone, ainsi que des corps volatils (alcool). Ils arrêtent et transforment certains poisons qui ont pu être déversés dans la circulation sanguine.

D’autres organes peuvent également aider la fonction d’excrétion : la peau par exemple par sa respiration cutanée, sa desquamation de l’épiderme (pellicules), sa glande sébacée sécrétant le sébum ; mais aussi les ganglions lymphatiques qui concentrent les globules blancs, fossoyeurs de l’organisme. D’autres glandes, à sécrétion externe, contribuent à cette excrétion des toxines internes : les glandes salivaires notamment, ainsi que les glandes digestives, mais aussi les glandes à mucus, qui tapissent les voies respiratoires et notamment la trachée artère. Enfin, les parois même du tube digestif peuvent être le siège d’émission de mucus éliminateur de toxines notamment durant le jeûne.



 

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