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| La santé ou la maladie |
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| Écrit par Désiré Merien | |
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Page 4 sur 8 III – La toxémie
Ainsi, la vie de l’organisme humain est-elle conditionnée par celle des nombreuses cellules qui le composent.
Le rôle de chaque cellule du corps est de continuer à accomplir pendant son propre cycle de vie, les fonctions pour lesquelles elle a été créée spécialement, à la condition expresse que son milieu de vie demeure favorable. L’intoxication du milieu de vie de la cellule constitue la TOXEMIE.
Pour les unicellulaires, la toxémie peut provenir de l’intoxication de leur milieu extérieur par diverses causes.
Une autre source d’intoxication de la cellule et de son milieu environnant provient des produits excrétés par la cellule elle-même, en tant que déchets provenant du fonctionnement normal de son métabolisme : c’est la toxémie d’origine interne ou toxémie endogène.
Mais, il est important également que la toxémie interne soit neutralisée par la faculté que possède la cellule d’évacuer les déchets du métabolisme dans le milieu environnant, puis par le nécessaire renouvellement de ce milieu.
Au niveau du système cellulaire complexe de l’organisme humain, ce schéma de la toxémie reste valable.
Tout ce qui provoque une intoxication d’origine externe contribue à augmenter pour l’homme la toxémie exogène. On peut noter :
Cette simple énumération n’est pas exhaustive. D’autres causes, telles les sécrétions microbiennes, viennent également accroître cette toxémie exogène.
Le meilleur moyen de remédier à cette toxémie d’origine externe, est de rechercher, puis de faire cesser, toutes les sources extérieures d’intoxication.
Il faut essayer de vivre dans des conditions d’hygiène favorables à l’épanouissement de la vie : oxygène, température, humidité, etc.
La toxémie interne de l’organisme humain est liée à la complexité de l’ensemble de la vie cellulaire. Il est important de saisir que cette toxémie interne dépend de la vie même des cellules. Elle naît au niveau de la cellule en permanence et gagne peu à peu l’ensemble du corps entier par la lymphe et le sang.
Répétons que c’est tout d’abord au niveau cellulaire que se situe le premier stade de la toxémie interne. Celle-ci existe au niveau cellulaire, normalement, comme le résultat de la vie qui s’y déroule. Son importance est liée aux possibilités que possède ou non la cellule de déverser ses toxines dans la lymphe et le sang.
Cela dépendra aussi de la capacité d’absorption de ces toxines par la lymphe et le sang. Et cette prise en charge par le courant sanguin sera elle-même tributaire des possibilités de transformation et d’excrétion des toxines par l’ensemble des organes qui constituent le système d’excrétion de l’organisme tout entier. De même, le fonctionnement de ces organes sera favorisé par celui des autres systèmes et appareils de l’organisme : respiratoire, circulatoire, nerveux, musculaire, squelettique, etc.
Ainsi, la toxémie interne d’origine cellulaire provient-elle du fonctionnement inadéquat de l’organisme tout entier. Il dépend de la diathèse (ou prédisposition) de chaque individu. Chaque organisme naît avec un certain capital héréditaire qui fera qu’il acceptera ou pas tel niveau de toxémie en lui : c’est une caractéristique de chaque corps.
Un autre facteur très important dont dépend le niveau de toxémie de l’organisme est la force vitale dont dispose l’individu à chaque moment de sa vie.
Dans la vie courante, le corps est toujours en situation toxémique, même si l’apport toxémique d’origine externe est inexistant.
Ces toxines, en quantité acceptable par l’organisme, sont naturelles et provoquent une stimulation nécessaire à la vie. C’est l’excès de ces toxines qui place les cellules dans l’impossibilité d’accomplir leurs différentes fonctions vitales provoquant par là-même la déchéance physique.
Le niveau toxémique de l’organisme peut s’élever lorsque l’un quelconque des organes excréteurs n’accomplit plus parfaitement son travail dans la chaîne des activités destinées à favoriser l’élimination des toxines. Il se produit alors – pour le maintien de l’organisme en vie – une compensation physiologique, qui fait prendre en charge par un autre organe ou groupe d’organes, les toxines non détruites. Cette compensation est indispensable, tant que l’organe défectueux n’a pas eu la possibilité de rénover en lui-même les cellules lésées ou tant que des organes et des systèmes nécessaires au bon fonctionnement de l’organe excréteur sont défectueux.
Ainsi, la destruction de quelques cellules des reins peut être compensée par la création de nouvelles cellules rénales. Mais si un rein est retiré par une opération chirurgicale, le rein qui subsiste doit développer ses activités pour compenser la perte du rein enlevé.
Très souvent, l’élimination toxinique est reprise par des relais tels que la peau, les muqueuses intestinales ou les voies respiratoires.
Lorsque des toxines (y compris les sécrétions microbiennes) sont introduites dans le corps ou élaborées naturellement par le métabolisme cellulaire, une élimination se produit, toujours de manière sélective. Les toxines les plus dangereuses sont rejetées immédiatement ou annihilées par placement en tissus graisseux (D.D.T), de manière à ce que l’équilibre vital de l’organisme ne soit pas mis en danger par une brusque élévation de sa toxémie.
Il est important de comprendre l’ensemble de la vie cellulaire de l’organisme, ainsi que le phénomène de la toxémie pour appréhender une explication de l’état de santé ou celui de maladie.
Ces états ne sont en effet que des situations momentanées de la vie et celle-ci ne peut exister que dans une pureté cellulaire suffisante. |





